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Essais
 

30 bonnes raisons

pour sortir de l'Europe

 
 

H&O éditions, paru en décembre 2016.

283 pages, 17 euros.

ISBN 9782845473171

 
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titre histoire

30 bonnes raisons

En trente (et un) courts chapitres argumentés et accessibles, cet essai iconoclaste démonte les ressorts de l’Union européenne et dévoile l’idéologie qui la sous-tend, une idéologie qui vise à saper jour après jour l’État social et la démocratie que les combats des générations passées nous ont légués.

Alors qu’approchent des scrutins majeurs, chaque citoyen doit être conscientque la « question européenne » détermine aujourd’hui la plupart des choix politiques. En France, le débat sur la construction européenne se réduit le plus souvent à des lieux communs ou à des anathèmes : « L’Europe, c’est la paix et la prospérité pour tous, parce qu’ensemble on est plus fort. », « Quitter l’Union européenne serait une catastrophe économique, entraînerait le repli sur soi et le triomphe du nationalisme »…

Mais qu’en est-il vraiment ? L’Europe est-elle une « belle idée en soi » ? La « construction européenne » a-t-elle vraiment rapproché les peuples d’Europe et garanti la paix ? Le fonctionnement de l’Union est-il démocratique ? Ses institutions sont-elles réformables ?

Olivier Delorme propose d’en finir avec la propagande, démontrant d’entrée de jeu que l’Europe est « un Ordre dans lequel les peuples sont sommés de se taire pendant que ceux qui savent gouvernent ». Il montre qu’en plus d’être une création de guerre froide destinée à servir les intérêts américains, l’Europe est une oligarchie que la nation britannique, parce qu’elle est fondamentalement attachée à la démocratie parlementaire, vient d’envoyer paître.

Spécialiste de la Grèce, Olivier Delorme s’attaque également à l’euro, cette « monnaie allemande » impossible à réformer, qui a littéralement étouffé l’économie grecque et qui ruine tous les pays dont les structures économiques ne sont pas semblables à celles de l’Allemagne. Après avoir analysé le fonctionnement des institutions européennes, Olivier Delorme explique de quelle manière la démocratie est constamment court-circuitée au profit des lobbies financiers et industriels.Il dénonce aussi la dissolution de la spécificité française en politique étrangère dans le « magma euroatlantique », la création d’une hiérarchie des peuples et voit dans l’Europe une des fabriques du terrorisme.

Comme tous les empires, l’Union européenne s’effondrera un jour. Mais faut-il attendre ce naufrage ? Pour Olivier Delorme, il n’y a pas d’alternative : il faut sortir de l’Europe le plus tôt possible. Pour cela, il préconise d’organiser un nouveau « Conseil national de la Résistance », capable de redonner du sens au politique et de rebâtir « une République sociale, solidaire et participative ».

 

 

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